Inaugurer un nouvel Hôtel de Ville est un événement rare dans la vie d’une commune. Près de 300 personnes - habitants de Saint-Genis des Fontaines, représentants de l'Etat (Préfet, Sous-Préfet, Député) et des collectivités (Présidente du Département, Président de la communauté de communes, conseillères de la Région et du Département) - ont assisté ce matin à ce temps fort.Nathalie Regond-Planas, en tant que Maire de Saint-Genis des Fontaines, est la première à prendre la parole.Après avoir relaté brièvement l'historique des travaux - perturbés, entre autres, par la crise sanitaire et les confinements successifs -, elle remercie Raymond Lopez, son prédécesseur, qui est à l'origine de cet ambitieux dossier.Une "Maison du peuple" pour tous les Saint-GenisiensLa première édile expose ensuite son projet pour ce bâtiment de 800 mètres carrés (sur deux niveaux) et le parc de près d'un hectare qui le jouxte : en faire un lieu de vie privilégié pour tous les Saint-Genisiens. Elle rappelle que depuis son ouverture au printemps dernier (l'inauguration a été tardive pour cause de crise sanitaire), l'Hôtel de Ville accueille régulièrement des réunions et quelques-uns des acteurs de la vie locale : délégués de quartier, associations, mais aussi le conseil municipal des jeunes qui incarne l'avenir de la commune. Le parc restera quant à lui ouvert aux familles.Pas d'Hôtel de Ville sans le soutien des partenairesPuis Nathalie Regond-Planas évoque le volet financier. "Cet Hôtel de Ville aura coûté 1,5 million d’euros HT. Il n’aurait pu voir le jour sans les financements de l’Etat par le biais du plan France Relance et la dotation d’équipement des territoires ruraux (ou DETR). Le Département des Pyrénées-Orientales et la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris nous ont également soutenus. Ces trois collectivités auront versé un total 750 000 euros HT" rappelle-t-elle avant de conclure sur une prise de position incarnée par le nom de la voie qui mène à la mairie : Olympe de Gouges. "Cette femme de lettres, femme politique, rédige en 1791 une Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne. Elle lutte pour l’émancipation de la femme, pour la reconnaissance de sa place sociale et politique... Condamnée par le Tribunal Révolutionnaire, elle est guillotinée le 3 novembre 1793". Ce destin tragique fait écho à des drames actuels et inacceptables. "En 2021, une femme sur 10 est toujours victime de violences au sein du couple et une femme décède tous les 3 jours tuée par son conjoint ou ex-conjoint. En 2021, une femme peut encore mourir par le simple fait d’être femme".Les autres représentants de l'Etat et des institutions prennent ensuite la parole avant le coupage du ruban, la découverte de la plaque inaugurale puis l'apéritif dînatoire, toujours synonyme de moment de convivialité et d'échanges. Egalement l'occasion de découvrir les œuvres que l'artiste-peintre Marie Savrimoutou expose à l'Hôtel de Ville jusqu'au 16 décembre.A découvrir du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 15h à 18h.